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Rabi Loukili

Tbourida

Tbourida : comprendre la fantasia marocaine avant de la photographier

Ce qu'il faut savoir de la Tbourida, de la sorba au tir final, pour mieux la regarder, la photographier ou choisir un tirage.

Par Rabi Loukili, photographe et vidéaste basé à Rabat Publié le Mis à jour le 6 min de lecture

Cavaliers d'une sorba dans la poussière avant la charge, en noir et blanc

La Tbourida, aussi appelée fantasia, est un art équestre marocain dans lequel une troupe de cavaliers, la sorba, s’élance au galop en ligne avant de tirer en même temps à la poudre noire. Inscrite en 2021 au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, elle se pratique lors des moussems et des compétitions dans tout le Maroc.

Cet article rassemble les repères utiles pour la regarder, la photographier ou choisir un tirage d’art. Il s’appuie sur la fiche officielle de l’UNESCO et sur l’expérience de terrain de Rabi Loukili, photographe spécialisé dans la Tbourida.

D’où vient la Tbourida ?

La Tbourida trouve ses racines au XVIe siècle et simule une succession de parades militaires, selon la fiche de l’UNESCO. Elle s’appuie sur des conventions et des rituels arabo-amazighs anciens, et se transmet de génération en génération au sein des familles, surtout par la tradition orale et l’observation.

La fiche de l’UNESCO consacrée à la Tbourida détaille son inscription, décidée en 2021 lors de la 16e session du Comité intergouvernemental.

Comment se compose une sorba ?

Une sorba réunit un nombre impair de cavaliers et de chevaux, généralement entre 15 et 25, menés par un mokkadem qui règle l’allure du galop et donne le signal du tir. Les tenues, les selles et les harnachements signalent souvent la région ou la tribu de la troupe, ce qui rend chaque sorba reconnaissable.

Sur les terrains, on croise ainsi des tenues blanches à baudrier rouge, des cavaliers en jaune coiffés de grands chapeaux tressés, ou des burnous immaculés. Chaque détail compte pour le jury comme pour le photographe.

Comment se déroule une présentation ?

Une présentation se déroule en deux temps : la hadda, le salut, puis la talqa, le galop qui se termine par le tir simultané à la poudre noire. La qualité de la présentation se juge à l’alignement des chevaux pendant la charge et à la synchronisation du tir, qui doit sonner comme une seule détonation.

Comment photographier la Tbourida sans gêner les cavaliers ?

Photographier la Tbourida demande de rester dans les zones autorisées par les organisateurs, de ne jamais couper la trajectoire d’une sorba et d’anticiper le tir, qui dure une fraction de seconde. Une vitesse d’obturation rapide fige les chevaux en plein galop, tandis que la poussière et la fumée modifient la lumière à chaque passage.

  • Avant la charge : les visages des cavaliers, souvent les plus expressifs.
  • Pendant la charge : le galop aligné, vu en léger biais.
  • Au tir : la fumée de poudre noire, à anticiper d’une fraction de seconde.
  • Après la charge : le retour au pas, les chevaux et les échanges entre cavaliers.

La lumière change vite au cours d’un moussem : la poussière dorée du matin et le contre-jour de fin d’après-midi offrent deux ambiances très différentes.

Comment choisir un tirage d’art de Tbourida ?

Un tirage d’art de Tbourida se choisit selon trois critères : l’image elle-même, le format adapté au mur qui l’accueillera, et la qualité du tirage. Un tirage Fine Art sur papier Hahnemühle, numéroté et signé, en édition limitée avec certificat d’authenticité, garde sa valeur et sa tenue dans le temps.

Les tirages de Rabi Loukili existent en grand format prestige, de 40 x 60 à 80 x 120 cm, limités à huit exemplaires, livrés encadrés ou sous tube.

Voir et commander les images de Tbourida

Une sélection de ce travail est présentée sur la page Tbourida – Art & Patrimoine, avec les films consacrés à la Tbourida. Pour un tirage ou une question sur une œuvre, le plus simple est d’écrire directement à Rabi Loukili sur WhatsApp.

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